Vive 2017!

Une magnifique nouvelle pour changer d’année

50 familles déplacés sur 73 préparent leur retour dans leur milieu d’origine à Goma.
Qui l’eut cru? La bonne nouvelle vient du Congo!!!
 
La joie naît de Simama
La joie naît de Simama
C’est, disent-elles grâce à Simama, à notre travail en commun que le désir de retourner vivre chez elles leur est revenu, et plus encore, d’y être relais Simama pour d’autres, artisanEs de paix dans les villages. Quelle joie après cette première année si compliquée et avec si peu de moyens. Fierté!
 
Et bravo à chacun formateur-trice Simama et à chaque Babamama! Que la nouvelle année nous trouve debout (Simama veut dire debout) et plein-es de courage pour continuer. Ensemble c’est tellement plus facile!

Il est homme, pygmée, et il a dit oui

Les cercles de parole, transmis par les Nations premières au Nord du Québec, sont le fondement de notre démarche. Le bâton de parole qui passe de main en main et laisse la personne libre de parler ou de se taire, de peser ses mots à l’aulne du poids du bâton, rend visible que nul-le ne peut en être privé-e. C’est le premier pas vers la démocratie.

Cercle de paroleJean-Paul est mtwa, c’est à dire homme de la forêt, pygmée. Après 1 mois de formation à Simama dans le camp de Mugunga III, il nous dit: « Il y a un mois, je ne savais même pas qu’un pygmée pouvait prendre la parole devant un bantu (ndlr: humain, représentant de tous les groupes non pygmés). Il y a une semaine je ne savais même pas qu’un jour j’aurais envie de prendre la parole devant un bantu. Et aujourd’hui, non seulement j’ai le désir de prendre la parole devant un bantu, non seulement j’ose la demander, mais en plus je trouve normal qu’on me la donne. Il faut absolument que tous les batwa (ndlr: pygmées) apprennent cette bonne nouvelle. »

Depuis, Jean-Paul fait partie des 76 Babamama du camp de Mugunga III, et il s’investit avec ses collègues dans les projets de résilience et d’empowerment dans le camp et dans le groupement de Mudja, territoire de Nyiragongo

 

Elles trouvent le courage de rentrer

A l’heure où la Province du Nord-Kivu compte plus de 830’000 personnes déplacées, 2 de nos Babamama ont eu le courage et l’envie de rentrer chez elles après des années passées dans un camp.

Séance Simama
Séance Simama

Pourquoi partir maintenant? Comme Babamama, elles ont appris les exercices de détraumatisation, elles savent gérer des cercles de parole et mener à bien une activité communautaire pour la cohésion sociale et l’acquisition de revenus.

Et elles ont souligné que enfin elles se sentaient armées pour repartir chez elle et si possible créer une antenne Simama dans leur lieu de retour. Merci les amies et à tout à l’heure!!!