De l’imagination et beaucoup de courage!

Nous sommes frustrés parce que les connexions avec le Congo sont de nouveau compliquées, chères et peu fiables… mais ça va s’arranger comme toujours, patience! En revanche la connexion avec la magnifique équipe de Ecodesi au Costa Rica est de nouveau rétablie ouf!

Et Goyabaya, notre marque de sacs et produits faits de produits de 2e vie, bat son plein. Après des paniers roses et gris, voici les paniers bleus. Et saluons le courage de notre équipe. Comme nous n’avons pas de hangar dans les camps, ni de véhicule pour notre organisation, tous les jours, Solange, Denis, Dieudonné, Nicole, transportent tout le matériel en transport public jusqu’au camp! Merci à vous tous!

Fabrication de paniers Goyabaya dans un camp de personnes déplacées près de Goma
Nos désormais célèbres Artisanes à la fabrication des Paniers de notre marque Goyabaya déclinés ici en bleu

… et elle s’engage à fond!

Photo de ONG Epiceries.
Immaculée s’implique pour faire Simama

Notre couturière Immaculée s’est revêtue d’une veste Epiceries: « Si vous voulez qu’on nous respecte dans le camp, il faut qu’on fabrique tous ensemble des uniformes pour qu’on nous reconnaisse et qu’on nous écoute »

Ohlala, quelle idée géniale, travailler ensemble « les gens de dedans et les gens de dehors », wouaw! Alors hop, on va chercher comment acheter les tissus et les fils pour que notre atelier puisse tourner à fond à fabriquer 76 vestes. Belle énergie!

Elle a choisi de dire oui

« Vivre dans les camps n’est pas une vie, c’est un enfer permanent, surtout pour nous les femmes. Il y a 2 ans je voulais en finir. Si j’ai la force de tenir la pédale de la machine c’est par la grâce de votre travail. Alors je veux travailler avec vous dans le camp où je vis, bénévolement, pour aider d’autres femmes à se relever. »

Elle fait partie des 38 femmes babamama qui sont en formation actuellement dans les camps. Elle apprend à transmettre Simama, notre rituel de travail des traumas et de développement du pouvoir d’agir, à l’aide de tapotements et de cercles de parole. Merci à elle de prendre le relais et de nous apporter toute sa connaissance de la vie des camps, et ses compétences en matière de résilience et d’empowerment. Merci parce que sans son courage, et celui des 75 autres personnes qui s’engagent, nous ne pourrions pas faire ce travail.

Photo de ONG Epiceries.

38 femmes et 38 hommes lèvent la main pour dire oui

Elles disent oui
De victimes elles deviennent aides soignantes et s’engagent pour aider les autres habitant-es du camp à s’en sortir

Habitant les camps, elles – ils choisissent de s’engager bénévolement comme artisan-s de paix. Ils suivent la première formation pour devenir babamama, intervenants d’Epiceries-SVP, au sein des camps et plus tard comme médiateurs culturels de paix dans leurs villages de retour.

Les personnes déplacées sont victimes de violences. MAIS c’est faire atteinte gravement à leur dignité et leurs droits culturels de ne pas les considérer comme actrices-acteurs de leur propre vie et de la construction de l’avenir.

 

Les femmes tibétaines, actrices-clé dans les communautés rurales himalayennes

L’éducation et l’identité culturelle des femmes tibétaines

La préservation de la dignité humaine implique le respect de la diversité et des droits culturels. Ces droits sont défendus par la Déclaration de Fribourg, la Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle (2001) et la Convention de l’ONU sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005).

Bien que ces droits concernent tous les tibétains, les femmes tibétaines subissent une double discrimination par le fait qu’elles soient à la fois femmes et tibétaines. Dans l’économie traditionnelle tibétaine, basée sur l’agriculture, l’élevage et la production de laine, la femme occupe une place centrale dans la communauté rurale. Elle participe aux travaux extérieurs pénibles et physiques tout en s’occupant des tâches domestiques. L’éducation des filles n’est pas considérée comme essentielle; elle se termine souvent prématurément, bien avant celle des garçons. Certaines d’entre elles sont envoyées dans une nonnerie bouddhiste afin d’y recevoir une éducation spirituelle, tout en bénéficiant d’un toit et de nourriture. Elles sont encore nombreuses à choisir de devenir none. Cette opportunité d’enseignement n’est cependant pas comparable avec celle offerte aux hommes, plus riche et plus poussée.

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